Quand on choisit un contrat d’assurance habitation, on connaît ses principales caractéristiques, mais on ne sait pas ce qu’il renferme réellement. Pour beaucoup d’entre-nous, nous nous arrêtons à son prix, mais est-ce bien suffisant ? Dans le cadre de l’indemnisation des objets et du mobilier, ce n’est pas toujours le cas…

Assurance habitation : comment bien se prémunir en cas de sinistre ?Assurance habitation : des différences notables d’un contrat à l’autre

Ils existent de nombreuses différences entre chaque contrat d’assurance habitation, à tel point qu’il est plus que compliqué de comprendre comment ça fonctionne, de pouvoir comparer, et donc de pouvoir bien choisir.

Mais avant tout, ce qui compte, c’est comment votre contrat vous indemnise lors d’un sinistre. C’est d’abord et avant tout à ça que vous sert votre contrat d’assurance : à être couvert le jour où vous en avez besoin. Et souvent, c’est ce jour là qu’on a de bien mauvaises surprises…

Quelques éléments à prendre en compte

Quand vous choisissez un contrat d’assurance habitation, voilà quelques points sur lesquels être vigilant concernant le mobilier :

  • La valeur totale des biens que JE déclare est-elle correcte ?
    Pour certaines assurances, une erreur dans l’appréciation de la valeur totale de vos biens peut avoir de fâcheuses conséquences. Elle sert de plafond à votre indemnisation et peut faire varier sensiblement votre cotisation (jusqu’à 10% selon les assurances). Pire, dans certains contrats, une mauvaise déclaration (la valeur est inférieure ou supérieure à la vraie valeur) peut entraîner une décote sur votre indemnisation le jour du sinistre
  • Le mobilier hors de mon habitation est-il correctement couvert ?
    Certaines assurances considèrent que du mobilier stocké dans une cave ou un grenier et donc inutilisé n’a pas à être indemnisé
  • Quel est l’âge maximum d’un bien pour être indemnisé ?
    La plupart des assurances ne vous rembourse plus vos biens trop âgés (souvent supérieurs à 10 ans, mais aussi bien plus « jeunes » pour l’informatique ou la hifi-vidéo par exemple – moins de 5 ans)
  • Avez-vous les factures ou preuves d’achat de vos objets ?
    Les assurances peuvent refuser de vous rembourser des biens pour lesquels vous n’avez pas la preuve d’achat ou vous appliquer une réduction allant jusqu’à quelques dizaines de % sur le remboursement. Pour la garantie des biens en « valeur à neuf », il est impératif de présenter la preuve d’achat.
  • Est-il utile de prendre l’option « dommages électriques » (pour la foudre par exemple) ou encore la « valeur à neuf » pour vos objets?  Si la plupart de vos objets sont trop vieux pour être indemnisés par ces deux garanties, ce n’est pas la peine.

Assurance habitation : une mauvaise déclaration peut avoir comme conséquence au moment de l'indemnisation.Ce ne sont que quelques points d’importance qui feront la différence le jour où vous aurez besoin de faire jouer votre assurance. On en parle jamais le jour où on la signe. Et pourtant… c’est ce qui fait la qualité de votre contrat d’assurance habitation… ou pas !

Exemple : vous vous faites voler chez vous votre télé de 4 ans. Vous avez un contrat d’assurance habitation avec remplacement en valeur à neuf pour les biens de moins de 5 ans.

Pour votre télé, votre assureur va d’abord vous demander de lui fournir la facture pour justifier de son âge et pouvoir bénéficier du remplacement en valeur à neuf.

  • Si vous avez cette facture, il va se baser sur le prix d’une télé neuve équivalente à la vôtre aujourd’hui pour vous indemniser (si votre télé vaut maintenant 650 euros neuve dans les magasins, c’est ce prix qui va lui servir de base. Il vous remboursera donc 650 euros (et non pas 800 euros)).
  • Si vous ne pouvez pas lui présenter la facture, il ne peut pas évaluer l’âge de la télé et ne fera pas jouer le remplacement en valeur à neuf. Il va donc appliquer la règle d’indemnisation de base de votre contrat. Du coup, il prendra la même valeur de 650 euros, mais appliquera une « vétusté » indiquée dans votre contrat (souvent ici 10% par an). Ainsi il vous remboursera non plus 650 euros, mais 650-40%, soit 384 euros.

Comme vous le voyez, il y a parfois une vraie différence entre ce que vous pensez être remboursé et ce que vous toucherez réellement. Les règles varient bien sûr d’un contrat habitation à l’autre, mais cet esprit général reste vrai.

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